| Question | Réponse courte | Ce qu'il faut retenir |
|---|---|---|
| Qu'est-ce que la certification HDS ? | L'agrément obligatoire pour héberger des données de santé | Tout prestataire traitant des données de santé à caractère personnel doit être certifié HDS |
| Qui délivre la certification HDS ? | Des organismes accrédités par le COFRAC | Ce n'est pas l'ANS ni la CNIL qui délivrent le certificat, mais des auditeurs accrédités |
| Quelles sont les 6 activités couvertes ? | Hébergement physique et infogéré | De l'infrastructure physique à l'administration des systèmes et à la sauvegarde |
| Un hôpital peut-il être certifié HDS ? | Oui, s'il héberge ses propres données | C'est rare : la plupart externalisent l'hébergement à un prestataire certifié |
| Que risque-t-on sans certification HDS ? | Sanctions CNIL, responsabilité pénale | L'hôpital est responsable même si c'est son prestataire qui est en infraction |
| La certification HDS couvre-t-elle le RGPD ? | Non, elle le complète | HDS et RGPD sont deux cadres distincts mais complémentaires |
| Comment vérifier un prestataire ? | Consulter le registre public de l'ANS | La liste des prestataires certifiés est publique et mise à jour régulièrement |
| Galeon est-il certifié HDS ? | Oui | L'architecture Galeon est conçue nativement pour répondre aux exigences HDS et RGPD |
Chaque hôpital qui confie ses données de santé à un prestataire numérique prend une responsabilité légale. Si ce prestataire n'est pas certifié HDS, c'est l'établissement qui est en infraction, pas seulement le prestataire. C'est une réalité que beaucoup de décideurs hospitaliers découvrent trop tard, souvent au moment d'un audit ou d'un incident.
La certification HDS n'est pas un label de qualité optionnel. C'est une obligation légale dont la méconnaissance ne protège pas.
En 2026, avec l'accélération des projets d'IA médicale, de DPI cloud, et d'échanges inter-hospitaliers, la question de la conformité HDS est plus centrale que jamais. Savoir quoi vérifier, comment le vérifier, et quelles questions poser à un prestataire peut éviter des erreurs coûteuses : juridiquement, financièrement et réputationnellement.
Cet article est un guide pratique pour les DSI et les directions d'établissement. Il couvre ce qu'est la certification HDS, ce qu'elle exige concrètement, et la checklist des points à vérifier avant de signer avec un prestataire de santé numérique.
La certification HDS (Hébergeur de Données de Santé) a été créée par la loi française pour encadrer spécifiquement l'hébergement des données de santé à caractère personnel. Elle est codifiée à l'article L1111-8 du Code de la santé publique et mise en oeuvre par un référentiel technique publié par l'Agence du Numérique en Santé (ANS). Pour consulter le référentiel officiel : HDS
Le RGPD, règlement européen d'application directe, impose des obligations générales sur le traitement des données personnelles sensibles. Mais le législateur français a estimé que les données de santé méritaient un encadrement supplémentaire, plus prescriptif sur les aspects techniques et organisationnels de l'hébergement.
HDS et RGPD sont deux cadres complémentaires, pas alternatifs. Un prestataire certifié HDS n'est pas automatiquement conforme RGPD, et inversement. Les deux doivent être satisfaits simultanément.
La loi est claire : toute personne physique ou morale qui héberge, conserve ou traite des données de santé à caractère personnel pour le compte d'un professionnel de santé ou d'un établissement de santé doit être certifiée HDS.
Cela inclut notamment :
Le référentiel HDS couvre six activités distinctes, organisées en deux catégories. Un prestataire peut être certifié sur tout ou partie de ces activités selon la nature de ses services.
Activité 1 : Mise à disposition et maintien en condition opérationnelle des sites physiques Elle couvre la sécurité physique des datacenters : contrôles d'accès, redondance électrique, systèmes anti-incendie, climatisation. C'est la couche la plus basse de la certification.
Activité 2 : Mise à disposition et maintien en condition opérationnelle de l'infrastructure matérielle Elle couvre les serveurs, le stockage et le réseau qui hébergent physiquement les données.
Activité 3 : Mise à disposition et maintien en condition opérationnelle de l'infrastructure virtuelle Elle couvre la virtualisation, les environnements cloud, et les ressources de calcul mutualisées.
Activité 4 : Mise à disposition et maintien en condition opérationnelle de la plateforme d'hébergement des applications Elle couvre l'environnement d'exécution des applications médicales : bases de données, middleware, services d'authentification.
Activité 5 : Administration et exploitation du système d'information Elle couvre la gestion quotidienne du SI : mises à jour, surveillance, gestion des incidents, sauvegarde et restauration.
Activité 6 : Infogérance des produits de santé C'est l'activité la plus complète. Elle couvre la gestion globale d'une solution de santé numérique pour le compte d'un établissement, y compris le support utilisateur et la maintenance applicative.
Voici la checklist pratique que tout DSI ou direction d'hôpital devrait appliquer avant de contractualiser avec un prestataire de santé numérique.
| Dimension | RGPD | Certification HDS | AI Act | Lien avec Galeon |
|---|---|---|---|---|
| Obligatoire en France ? | Oui, depuis mai 2018 | Oui, pour les hébergeurs de données de santé | Oui, pour les systèmes IA médicaux dès 2026 | Exigences intégrées dès la conception |
| Qui contrôle ? | CNIL | Organismes accrédités COFRAC + ANS | Autorités nationales désignées | Auditable par les hôpitaux |
La certification HDS ne garantit pas la conformité RGPD. C'est une erreur fréquente. Un prestataire certifié HDS a démontré que son hébergement répond à des exigences techniques et organisationnelles précises, mais il peut tout à fait ne pas respecter toutes les obligations du RGPD par ailleurs.
La certification couvre les activités certifiées, pas l'ensemble des services. Un prestataire peut être certifié sur l'hébergement d'infrastructure (activités 1-3) sans l'être sur l'infogérance (activité 6). Vérifier quelles activités sont couvertes par le certificat présenté est indispensable.
La sous-traitance en chaîne est un angle mort fréquent. Si votre prestataire HDS fait appel à un hébergeur cloud non certifié HDS pour une partie de ses services, vous êtes en infraction même si votre contrat principal est avec un prestataire certifié.
La certification est une photo à un instant T. Un prestataire certifié lors de la signature du contrat peut ne plus l'être deux ans plus tard si sa certification a expiré ou a été suspendue. Une vérification annuelle de la validité de la certification est une bonne pratique.
La liste des prestataires certifiés HDS est publique et consultable sur le site de l'Agence du Numérique en Santé (HDS). Elle précise les activités certifiées et la date de validité du certificat. Cette vérification doit être faite directement sur cette source, indépendamment de ce que le prestataire affirme.
Oui, à condition que l'hébergement soit réalisé exclusivement en interne, sans recours à un prestataire externe. Dans ce cas, l'établissement n'a pas besoin de certification HDS pour lui-même. Mais dès qu'il fait appel à un tiers pour héberger ou traiter ses données, ce tiers doit être certifié.
La certification HDS est spécifique à la France. Elle n'est pas automatiquement reconnue dans les autres États membres de l'UE. Pour des projets transfrontaliers, il faut se référer aux exigences réglementaires du pays concerné et, à terme, aux standards de l'Espace Européen des Données de Santé (EHDS).
Le coût de la certification HDS varie selon le périmètre audité et la taille de l'organisation. Les audits représentent généralement plusieurs dizaines de milliers d'euros, auxquels s'ajoutent les coûts internes de préparation et de mise en conformité. Ce coût est supporté par le prestataire, pas par l'hôpital.
L'hôpital doit être immédiatement informé de toute modification du périmètre de certification de son prestataire : c'est une obligation contractuelle à prévoir dès la signature. En cas de perte de certification, l'établissement doit migrer vers un prestataire certifié dans les meilleurs délais pour retrouver une situation de conformité.
La certification HDS est une obligation légale non négociable pour tout prestataire qui héberge des données de santé à caractère personnel en France. En tant qu'établissement de santé, vous êtes responsable de vos prestataires : vérifier leur certification avant de signer est une diligence minimale qui vous protège juridiquement.
La certification couvre six activités distinctes : avant toute chose, vérifiez que les activités certifiées correspondent aux services que vous allez utiliser. Un certificat partiel ne couvre pas une prestation complète. Complétez toujours cette vérification par une validation de la conformité RGPD : les deux cadres sont complémentaires et doivent être satisfaits simultanément.
En 2026, avec l'accélération des projets IA médicaux et l'entrée en vigueur de l'AI Act, la conformité réglementaire des solutions de santé numérique est un critère de sélection aussi important que les fonctionnalités.
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